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Musée de l'Ecole de Nancy ::

présentation

Le musée de l’École de Nancy est l’un des rares musées français dédié à un mouvement artistique : l’Art nouveau nancéien.

 

Le musée de l'Ecole de Nancy fête ses 50 ans !


En juin 1964, le Musée de l'Ecole de Nancy a été inauguré dans la maison d'Eugène Corbin, mécène et collectionneur de l'Ecole de Nancy qui a fait don d'une large partie de ses œuvres à la Ville de Nancy en 1935. Cette donation est à l'origine de ce musée unique en France, entièrement consacré à un mouvement artistique, l'Art nouveau nancéien.

Le musée fêtera, le 26 juin 2014 et durant l'automne, le cinquantième anniversaire de son ouverture et vous invite à cette occasion, à venir découvrir ou redécouvrir ses collections.
Retrouvez le programme détaillé sur la page dédiée aux 50 ans du musée

 

Le jardin
Le musée est situé dans l'ancienne propriété du plus important mécène et collectionneur de l'École de Nancy, Eugène Corbin. Le jardin, très agréable avec ses bassins et ses plantations, propose de nombreuses variétés végétales conçues par les horticulteurs nancéiens contemporains de l'Ecole de Nancy. Le musée de l'Ecole de Nancy est membre de l'association Lorraine des jardins. Un petit dépliant, distribué dans le musée, est téléchargeable en pdf, pour en apprendre plus sur ce jardin.

De plus, le jardin abrite trois monuments particulièrement emblématiques de l'Ecole de Nancy et de l'Art nouveau :
- La porte en chêne, exécutée en 1897, par l'ébéniste Eugène Vallin à la demande d'Emile Gallé pour ses ateliers, avenue de la Garenne à Nancy.
- Le monument funéraire, érigé en 1901 au cimetière de Préville à Nancy, œuvre de l’architecte Girard et du sculpteur parisien Pierre Roche.
- Le pavillon aquarium, attribué à Lucien Weissenburger. La porte et les impostes des fenêtres sont ornées de vitraux de Jacques Gruber.

 

Jardin du musée de l'Ecole de Nancy Entrée du musée Eugène Vallin, salle à manger Masson, Musée de l'Ecole de Nancy Vitrine de verreries d'Emile Gallé avec vue sur le jardin, Musée de l'Ecole de Nancy Pavillon aquarium dans le jardin du musée, attribué à Lucien Weissenburger Vitrine de verreries d'Emile Gallé au premier étage du musée Monument funéraire de Mme Nathan, par Girard et Pierre Roche, dans le jardin du musée







Les collections

A l’intérieur de la maison, les meubles, les objets d’art, les verreries, les céramiques, les tissus témoignent de la diversité des techniques travaillées par les artistes de l’École de Nancy. Des pièces uniques et de prestige sont visibles, réalisations d’une grande virtuosité technique, mais également des objets édités et diffusés à un grand nombre d’exemplaires. Représentatifs de “l’Art pour tous”, il s’agit de petits meubles marquetés, de verres gravés à l’acide ou encore de céramiques de série.

Le musée ne présente pas une stricte reconstitution de l’époque 1900 mais, par la mise en situation d’œuvres, il essaie de restituer l’atmosphère de cette période. Les espaces sont disposés de façon à favoriser le parcours libre et introduire immédiatement le visiteur dans l’intimité des œuvres des artistes nancéiens. Le musée offre également un aperçu du mouvement Art nouveau français avec des œuvres de Guimard, Chaplet, Selmersheim, Carabin. 

Une part importante est réservée à Emile Gallé, dont le musée conserve une collection de verreries riche de plus de 400 pièces, mais aussi des oeuvres de céramique. Sont également présentés quelques uns des plus beaux meubles de Gallé, dont la commode “Les parfums d’autrefois”, la table “Le Rhin" et le lit “Aube et Crépuscule”. 

Un ensemble de meubles permet d’apprécier toute l’élégance de la production de Louis Majorelle, qui réalisa le piano à queue à décor de pommes de pin dont la marqueterie a été dessinée par Victor Prouvé, – artiste lui aussi bien représenté.

Par ailleurs, ce dernier apporta son concours à la réalisation de l'exceptionnelle salle à manger Masson. Cet ensemble d’Eugène Vallin est présenté dans sa quasi-totalité. Réalisé en 1904 pour Charles Masson, beau-frère d’Eugène Corbin, il témoigne de la virtuosité de Vallin et démontre la réelle originalité de l’École de Nancy dans sa recherche de l'unité de l'art.